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27.05.2007
Le MoDem au Zénith : les militants entre rêves et réalités
Le point.fr | 27 MAI 2007 |
Une foule de curieux est venue assister à la naissance du MoDem, jeudi 24 mai au Zénith de Paris. Plus de six mille personnes, toutes d’orange vêtues (les tee-shirts leur avaient été distribués à l’entrée), avaient fait le déplacement. À parti naissant, organisation embryonnaire. Une joyeuse confusion règne en début de soirée. Toutes les entrées sont filtrées. Journalistes, candidats, militants, tous se demandent comment accéder à la salle. « C’est le premier bug du MoDem ! », lance une fille chargée de la sécurité. Mais rapidement, les petits accros sont oubliés, et une ambiance festive prend le pas : « Sandwich ! Boissons fraîches ! ». « C’est comme ça, un meeting politique ? », demande à sa mère un petit garçon, visiblement ravi. Il faut dire que l’occasion est particulière. « Ce n’est pas tous les jours qu’un nouveau parti se crée ! », s’enthousiasme Marie, étudiante en sciences politiques. « MoDem, ça sonne bien, quand même », s’amuse un… informaticien.
Pour Louise, vingt ans, qui assiste à son premier meeting politique, tout n’est pas encore très clair : « Mais dites-moi, Monsieur le journaliste, l’UDF existe encore ? » La presse est l’objet de toutes les attentions. « Ah, on voit ce qui reste de la presse indépendante en France », ironise un militant, face à une tribune de presse désespérément vide à quelques minutes du lancement de la soirée. « La première fois, c’était plein », se lamente un autre. Les journalistes finissent par arriver. La première fois, c’était il y a deux mois, au même endroit, pour le lancement de la campagne présidentielle de François Bayrou. « Là, on y croyait vraiment », avoue Michel, quarante ans. Son épouse le coupe : « Non, tu ne peux pas leur dire ça, il faut rester motivé ! » Motivés, ils le sont. Dupes, beaucoup moins. « On va se faire ramasser », laisse échapper une sympathisante. Une crainte partagée par plusieurs spectateurs.
Des applaudissements polis répondent à Gilles Artigue, un des quatre députés restés fidèles à François Bayrou, qui refuse le défaitisme : « Nous aurons ce groupe parlementaire. » Dans la salle, les militants visiblement aguerris le savent : pour faire un groupe, il faut vingt députés. « On en a perdu autant ! », se désole Laure, vingt-trois ans. Mais l’acteur Vincent Lindon lui redonne le sourire. Son intervention fait mouche : « Il n’y a rien de mieux qu’une traversée du désert pour arriver à l’oasis. » L’oasis, dans l’esprit de tous, ce sont les municipales, l’année prochaine. « Faut voir à long terme », se rassure également Bérengère, une des 75 000 nouvelles adhérentes du MoDem. Même son de cloche du côté d’André, quatre-vingt-un ans dont « soixante-quinze de militantisme au centre. Franchement, j’y crois pas trop pour les législatives. Mais pour les municipales, là on va cartonner. » Ce soir, au Zénith, le rêve orange continue.
Pour Louise, vingt ans, qui assiste à son premier meeting politique, tout n’est pas encore très clair : « Mais dites-moi, Monsieur le journaliste, l’UDF existe encore ? » La presse est l’objet de toutes les attentions. « Ah, on voit ce qui reste de la presse indépendante en France », ironise un militant, face à une tribune de presse désespérément vide à quelques minutes du lancement de la soirée. « La première fois, c’était plein », se lamente un autre. Les journalistes finissent par arriver. La première fois, c’était il y a deux mois, au même endroit, pour le lancement de la campagne présidentielle de François Bayrou. « Là, on y croyait vraiment », avoue Michel, quarante ans. Son épouse le coupe : « Non, tu ne peux pas leur dire ça, il faut rester motivé ! » Motivés, ils le sont. Dupes, beaucoup moins. « On va se faire ramasser », laisse échapper une sympathisante. Une crainte partagée par plusieurs spectateurs.
Des applaudissements polis répondent à Gilles Artigue, un des quatre députés restés fidèles à François Bayrou, qui refuse le défaitisme : « Nous aurons ce groupe parlementaire. » Dans la salle, les militants visiblement aguerris le savent : pour faire un groupe, il faut vingt députés. « On en a perdu autant ! », se désole Laure, vingt-trois ans. Mais l’acteur Vincent Lindon lui redonne le sourire. Son intervention fait mouche : « Il n’y a rien de mieux qu’une traversée du désert pour arriver à l’oasis. » L’oasis, dans l’esprit de tous, ce sont les municipales, l’année prochaine. « Faut voir à long terme », se rassure également Bérengère, une des 75 000 nouvelles adhérentes du MoDem. Même son de cloche du côté d’André, quatre-vingt-un ans dont « soixante-quinze de militantisme au centre. Franchement, j’y crois pas trop pour les législatives. Mais pour les municipales, là on va cartonner. » Ce soir, au Zénith, le rêve orange continue.
21:01 Publié dans Vu dans la presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, UDF, Modem, Elections, Legislatives


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