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16.03.2007
Bayrou imagine sa future majorité
Le Figaro | 16 Mars 2007 |
François Bayrou, de passage à Nice,où l'engouement ne s'est pas démenti une fois encore, explique sa vision de la France poltique du futur.
"Il u aura des socialistes dans la majorité nouvelle », promet le candidat centriste.
En cas de victoire, avec qui François Bayrou gouvernerait-il ? Et, à droite comme à gauche, on ne manque pas de pointer cette incertitude. Le candidat centriste, lui, a sa réponse : il est convaincu que son élection bouleverserait la donne et que, dans la foulée, les Français lui donneraient aux législatives une majorité à sa main. « Attendez le 6 mai », a-t-il dit hier à Nice. S'il est élu, « un mouvement de fond va faire bouger » l'UMP et le PS et « les obliger à leur heure de vérité ».
« Jacques Delors, en plus jeune »
Au cours d'un point de presse, il a dénoncé le poids des « deux grands appareils » qui, depuis vingt-cinq ans, alternent au pouvoir, l'UMP et le PS, et se battent « pour conserver le pouvoir ». « Ils ont le gouvernement, toutes les régions, des moyens considérables », mais « le peuple français a besoin qu'on lui offre un autre chemin ». Une fois de plus, il a refusé de dire qui il choisirait entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy s'il n'était pas présent au second tour. « Il se trouve que je ne serai pas battu » et que « je veux devancer l'un au premier tour et battre l'autre au second tour ».
Pour « participer au redressement de la France », François Bayrou, lui, propose une « majorité de rassemblement » qui aura sa « colonne vertébrale » mais « sera ouverte ». Il plaide pour la mutation de l'UDF en un grand parti démocrate, qui manque, selon lui, dans le paysage politique français, à côté du Parti socialiste et d'un parti conservateur qu'incarne le parti de Nicolas Sarkozy. Au passage, Bayrou a égratigné le candidat UMP, en évoquant « des adversaires éperdument à la recherche de leur positionnement, citant Jaurès et Blum un jour, et faisant campagne en marge du FN un autre jour ».
Tout en se gardant bien de préciser le nom de celui qui pourrait devenir son premier ministre, François Bayrou en définit le profil : « un Jacques Delors en plus jeune » - et n'exclut pas qu'il puisse être un homme de gauche. Sur son gouvernement éventuel, il affirme, dans Le Nouvel Observateur, n'avoir « aucun doute : il y aura des socialistes dans la majorité nouvelle ». Il tend la main aux sociaux-démocrates « qui en ont ras-le-bol de la manière dont le PS fonctionne » et à Dominique Strauss-Kahn. Lequel refuse cette main tendue. Bayrou ne s'en étonne pas, mais persiste à croire que, « de la gauche républicaine à la droite républicaine il y a un très grand nombre de responsables » prêts à franchir le pas une fois que les Français auront « donné l'ordre » de ce rassemblement.
Quoi qu'il en soit, il affirme qu'il ne se livrera à « aucun débauchage ». « Les gens qui me rejoignent le font de leur propre volonté », dit-il en prenant l'exemple de l'écologiste Corinne Lepage, qui l'accompagnait hier à Nice.
11:10 Publié dans Vu dans la presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UDF, Bayrou, Eléctions, Présidentielles


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