20.02.2007
Bayrou vs Sarkozy
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L'état-major de l'UDF voit en tout cas dans ces intentions de vote une nouvelle étape dans la progression de son candidat. Après être sorti de l'étiage dans lequel le confinaient toutes les enquêtes d'opinion à l'automne 2006, il a réussi tout d'abord à installer sa candidature et les thèmes qu'elle porte. Une deuxième phase décisive l'a vu devancer systématiquement Jean-Marie Le Pen au premier tour. Le "risque Le Pen" a ainsi perdu de son influence pour inciter les électeurs à porter leur choix au premier tour sur l'un des deux candidats de l'UMP et du PS afin d'éviter une répétition du 21 avril 2002.
Pour M. Bayrou, voir à présent étudiée l'hypothèse de sa présence au second tour est déjà une victoire. Il y a à peine une semaine, à l'issue d'un meeting à Strasbourg où il s'était senti porté par l'enthousiasme du public, il confiait : "Si à la fin du mois je suis à 17 %, c'est gagné !" L'entourage du candidat est en effet convaincu qu'une grande partie de l'électorat décidé à "renverser la table" se portera sans problème sur M. Bayrou, "qui est crédible dans sa capacité à l'emporter au second tour, alors que Le Pen, lui, n'a aucune chance".
Pour renforcer encore ses chances, M. Bayrou n'hésite plus, désormais, à adresser des clins d'oeil appuyés à l'électorat de gauche. Il dresse désormais régulièrement le "portrait-robot" d'un premier ministre qu'il pourrait nommer parmi des personnalités de gauche ressemblant à "Delors en plus jeune".
Il reste cependant, pour en arriver là, une étape majeure à franchir. Il faut d'abord assurer la présence au second tour, ce qui suppose une "inversion des courbes" avec celle de Mme Royal. Un objectif désormais à portée, estime-t-on à l'UDF. Et le repas partagé par les députés dans la galerie des Batailles du château de Versailles n'était pas pour démentir ce bel optimisme, tans les élus socialistes faisaient grise mine. "Vous êtes en train de nous dépouiller", lançait tristement André Vallini, faisant la queue avec M. Lagarde pour se servir au buffet. "Laissez-nous au moins une place à table", renchérissait son collègue Claude Evin.
17:55 Publié dans Vu dans la presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, présidentielles, Sarkozy


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